Hi Guys!

Hi Guys!
Bienvenue! :)

Ce blog sera consacré à ma fiction, et certains me connaissent déjà! Le monde de la fiction Tokio Hotelienne ne vous étant sûrement pas inconnu, il est inutile que je vous explique le principe!

Sinon, je lirai toutes les pubs mais celles qui seront postées par commentaire seront supprimées! Je ne prétends pas pouvoir lire toutes vos fictions mais si j'ai le temps et que l'histoire m'intéresse, pourquoi pas! ;) D'ailleurs en ce qui concerne les fictions, j'ai des critères assez spécifiques, il faut que l'histoire soit originale, bien écrite, sans faute de syntaxe ou d'orthographe.
Oh et le chantage " Si tu lis ma fiction, je lis la tienne " ne marche pas. Je veux bien qu'on fasse de la pub mais je ne lirai pas seulement par " intérêt ".

Voilà, sinon, pour être prévenu des suites de cette fiction, il vous suffit de laisser un commentaire ici.


# Posté le mardi 28 octobre 2008 09:55

Modifié le mercredi 24 juin 2009 17:06

Prologue




Le destin. Beaucoup n'y croient pas, pensant que ce n'est que pure invention. Une invention des gens cherchant une explication à ce qui n'en a pas. Pourtant, il y a des personnes destinées à se rencontrer, des personnes qui doivent jouer un rôle dans la vie de l'autre. Le destin se doit alors de lancer ses dés, laissant ainsi ces personnes accomplir ce qui doit être accomplit.





# Posté le mardi 28 octobre 2008 10:02

Modifié le mardi 28 octobre 2008 10:43

Chapitre 1.


Il marche dans les rues sombres de la ville, se dirigeant machinalement vers son lieu de travail ; un bar sordide où il se produit quatre soirs par semaine. Son public est une bande d'habitués, des hommes d'une quarantaine d'années ne manquant jamais une occasion de venir boire un verre tout en ruminant leurs problèmes auxquels ils ne cherchent même pas la solution.
Comme à son habitude, il entre par la porte réservée au personnel, il longe le long couloir humide pour entrer dans une minuscule pièce lui servant de loge. Il se place devant le miroir crasseux, arrange quelques mèches de cheveux puis s'élance dans la salle. Comme il s'y attendait, personne ne lui porte attention. Il monte sur la petite scène dressée en face de l'entrée, s'assied sur le tabouret placé au centre de celle-ci. Il commence alors à chanter sachant pertinemment que personne ne l'écoute. Mais il chante pour lui, comme pour tenter de se libérer de cette douleur qu'il ressent, qui l'oppresse, de toute cette tristesse qui l'emprisonne. Ses chansons sont pour lui un moyen d'extérioriser toute sa peine même si pour chacune des personnes présentes dans ce bar, elles ne veulent rien dire.
Après avoir fini sa prestation, il part s'asseoir à sa place habituelle au bar et où le serveur n'attend pas pour lui apporter sa commande, celle qu'il prend toujours après avoir chanté.
Sur le siège d'à côté est assise une jeune fille qui avait bu chacune des paroles que le chanteur a chanté. Elle se sent terriblement concernée par les paroles car elle en ressentait chaque mot.
Le chanteur quant à lui, est loin de se douter d'avoir autant touché le c½ur de cette personne. Il est bien sur trop occupé à noyer ses problèmes dans l'alcool, comme tout le monde ici.

- Tes chansons sont tristes.

Il relève la tête, surpris qu'on lui adresse la parole.

- C'est sûrement pour ça que je les aime, continua-t-elle.

Elle finit d'une traite son verre, se lève et s'en va sans plus un mot envers le chanteur. Se retrouvant alors, il esquisse un mince sourire. Ca faisait si longtemps que plus personne ne l'avait complimenté sur ce qu'il faisait.
Il se lève à son tour, récupère ses affaires laissées plus tôt dans la loge et reprend le chemin de son appartement tout en repensant à cette fameuse jeune fille qui a brisé sa routine monotone.


Chapitre 1.

# Posté le mardi 28 octobre 2008 10:27

Modifié le mardi 28 octobre 2008 11:29

Chapitre 2.


Le lendemain, il réalise les mêmes gestes, ceux qui font partis du quotidien sans même s'en rendre compte. C'est donc une nouvelle fois qu'il se retrouve au milieu de la scène de ce bar miséreux à chanter sa détresse.
Une fois ses chansons terminées, il part s'asseoir mollement à sa place habituelle et où pour la deuxième fois, le siège voisin est occupé. Il se l'avoue, il est intrigué par la présence de cette fille. Cette fille qui pour lui, n'a rien à faire dans cet endroit. D'ailleurs n'importe qui se poserait la question car ce bar morbide n'est vraisemblablement pas un lieu pour une fille aux allures respectables telle qu'elle.
Assis côte à cote, tous deux restent silencieux, bien trop concentrés sur le contenu de leurs verres. Ils sont habitués au silence, celui-ci n'est donc pas gênant. Ils se lèvent d'un même mouvement, se retrouvant ainsi face à face. Malgré les chaussures à hauts talons de la jeune fille, elle n'arrivait qu'aux épaules du jeune homme ; mais l'artiste étant curieux de voir de plus près le visage de l'intrigante, baisse la tête au moment où elle, choisit de lever la sienne, faisant ainsi croiser leur regard. Tous deux sont terriblement surpris de voir cette même lueur dans les yeux, de voir ce même sentiment se refléter dans leur regard, ce sentiment de solitude, de tristesse, de mélancolie et plus encore...
Ils sortent en même temps du bar et retrouvent les rues étroites, sombres et calmes et surtout si peu rassurantes. Pourtant aucun d'eux ne semblent pressés de rentrer ce qui est étonnant vu le lieu de leur emplacement si mal fréquenté.
Le hasard a fait que les pas des deux individus se dirigèrent dans la même direction. Est-ce simplement un hasard ou bien le destin fait-il des siennes ? Tout dépend des croyances ...

- Ca te dirait d'aller boire un verre ? questionne la jeune fille à l'adresse du chanteur.

L'intéressé a un instant de réflexion. Après tout, elle n'était qu'une simple inconnue, c'est normal d'hésiter.

- Pourquoi pas, répond-il.

Ils se mettent alors en route, sans trop savoir où, laissant leurs pieds les guider vers un endroit plus sûr selon eux. Le silence domine et ils ne pensent à aucune manière de le briser. Et c'est seulement par un simple regard qu'ils se mettent d'accord sur leur lieu de " rendez-vous ". Un singulier établissement qui paraît chaleureux. Il est beaucoup plus fréquenté que le bar où se produit régulièrement ce cher chanteur. Des hommes, des femmes, des couples, des jeunes y sont présents, de charmants groupes d'amis qui ont l'air d'être heureux, de s'amuser, de profiter pleinement de leur vendredi soir dans ce restaurant-boîte. Des groupes tellement charmants qu'ils vous donnent envie de se mêler à eux, de parler et de rire avec eux, juste d'en finir avec cette solitude pesante.
Ils s'installent alors à une table à l'écart et commandent à nouveau une boisson, alcoolisée bien sur, ne changeant rien à leur habitude commune. Et surtout pour ne pas changer, c'est encore elle qui brisera le silence.

- Tu as une jolie voix tu sais.
- Merci.
- Tu pourrais te produire ailleurs.
- Je sais, mais je ne veux pas.
- Pourquoi ?
- J'ai mes raisons.
- Oh, c'est une autopunition alors.


Il esquisse un léger sourire, puis répond :

- Tu es perspicace, mais qu'est-ce qu'une fille comme toi fait dans un tel endroit ?
- Une fille comme moi ?
- Oui, une fille comme toi. Tu n'as pas l'air d'être une ivrogne mariée depuis dix ans avec quatre gosses à charge, car c'est la principale clientèle du bar.
- Je n'y ai pas fait attention.
- C'est dur à rater pourtant.
- Ne le prends pas pour toi mais, là-bas, je n'ai vu que toi.


Suite à cette remarque, ils ne peuvent s'empêcher de sourire, ils en avaient presque oublié l'effet que cela faisait ; sourire.

- Au fait, dit-il, je ne connais toujours pas ton prénom.
- Moi non plus.


L'endroit se vida peu à peu, les laissant seuls à discuter et c'est au fil de leur conversation que tous deux remarquèrent que leur âme était semblable, écorchée et brisée.
Et c'est au pied de l'immeuble du chanteur qu'ils se quittèrent, avec une bise sur la joue et quelques derniers mots échangés :

- Elina.
- Pardon ?
- Elina, c'est comme ça que je m'appelle, il me semble que tu voulais savoir.


Elle ne lui laisse pas le temps de répliquer et s'en va, laissant retentir le bruit de ses talons hauts dans les rues sombres et calmes de la ville.
Chapitre 2.

# Posté le mardi 28 octobre 2008 10:33

Modifié le mardi 28 octobre 2008 11:39

Chapitre 3.


Dans la salle de bain d'un vaste appartement, deux s½urs se préparaient. L'une prenait soin de se lisser les cheveux, l'autre appliquait avec précaution de l'anticerne, masquant ceux-ci le plus possible. Sa soirée de la veille passée en compagnie du chanteur avait en effet laissé des marques. Des marques visibles comme ses cernes dû à la majeure partie de la nuit à discuter avec lui mais aussi les multitudes de petites traces invisibles ; comme son parfum qui s'est imprégné sur les vêtements qu'elle portait la veille ou encore le sourire qu'elle a gardé depuis hier soir. Certes ses lèvres ne s'étiraient plus en un large sourire comme elles le faisaient quelques heures plus tôt mais c'était un bien être intérieur. Un sourire qui est resté ancré dans son esprit continuant encore maintenant à réchauffer son c½ur glacé.
Alors qu'elle repensait de nouveau à cette soirée, sa s½ur l'interrompit.

- Tom vient ce soir, alors tu sais ce qu'il te reste à faire.

Ce qu'il lui reste à faire est de déserter l'appartement toute la soirée pour la laisser elle et son petit-ami tranquille.
Cela va presque faire un an qu'elle et sa s½ur partageaient le même appartement. Elles n'étaient pas vraiment complices mais arrivaient à cohabiter ensemble, c'est l'essentiel. Elles n'avaient aucun compte à se rendre, chacune vivait sa vie.

La journée se passa comme à son habitude. C'est à dire au travail. Elina appréciait de plus en plus son travail. Elle travaillait dans un journal assez réputé et ses articles avaient une place dans chacun des numéros. La mode n'était pas le milieu qu'elle préférait pour écrire mais c'était un début. Selon elle, il était bon d'explorer tous les domaines. Au moins, elle faisait ce qu'elle aimait; écrire.
Le temps passa plutôt vite et l'heure de partir pour Elina arriva. Elle voulait se rendre à nouveau dans ce fameux bar pour écouter une fois de plus la merveilleuse voix d'une jeune chanteur.
Une fois chez elle, elle monta sans plus attendre se préparer puis en partant, elle croisa Tom à l'entrée, ce qu'elle redoutait. Celui-ci, en l'apercevant, lui adressa un large sourire.

- Salut Ely! Tu vas bien?

Son coeur battit plus vite à l'entente de ce surnom. Il était le seul à l'appeller ainsi. Avant de lui répondre, elle voulut calmer le tremblement de ses mains désormais devenues moites.

- Oui et toi?

- Très bien! Tu sais si Ana en a encore pour longtemps?

- Euh non, elle ne devrait plus tarder.


Elle essaya de sourire un minimum puis s'en alla en lançant un dernier regard à Tom. Une fois dans le couloir, elle poussa un bruyant soupir et répèta ce qu'elle s'était déjà obstinée à se faire rentrer dans le crâne : " Tom sort avec ta soeur, ce n'est pas un garçon pour toi ".
Elle arriva enfin au bar, soulagée. Soulagée car la voix de son cher chanteur allait lui changer les idées.
Il entra enfin en scène et se mit à chanter. Les autres ne l'écoutaient même pas. Il chantait seulement pour lui. Et pour Elle désormais. Elle s'imprégnait complètement des paroles et détestait voir la fin du " Show " arriver.
Le chanteur vint alors s'asseoir aux côtés de son " admiratrice ". Ils buvaient tous deux en silence -encore- jusqu'à ce qu'Elina ne le brise- encore.

- Et si on changeait d'endroit?

- Où veux-tu aller?

- Je ne sais pas, n'importe où sauf ici.


Ils réglèrent chacun leur verre et s'en allèrent de cet endroit sordide. Ils ne savaient pas vraiment où aller à cette heure tardive, les rues étaient désertes et seul le bruit de leur pas résonnait. Après une petite marche, ils se retrouvèrent dans un petit parc faiblement éclairé par les lampadaires qui le bordaient. Ils prirent place ensuite sur un des bancs et contemplèrent le ciel étoilé.

- Qu'est-ce qui t'as poussée à venir dans ce bar? questionne-t-il après un long silence.

- La soif, ironisa-t-elle.

- Réponds sérieusement s'il te plait.

- Eh bien, je ne sais pas. Il faisait nuit, je me promenais et c'était l'un des seuls établissement du coin ouvert alors j'y suis entrée. Et toi? Qu'est-ce qui t'as poussé à venir dans ce bar?


Il l'a regarda et soupira. Il se leva alors, un petit sourire en coin.

- Viens!

Elle le suiva sans dire mot. Ils arrivèrent très vite au pied de l'immeuble qu'elle avait déjà vu la veille. Il l'entraîna à l'intérieur et ils prirent l'ascenseur en direction du deuxième étage. Le jeune homme prit la main d'Elina dans la sienne et l'emmena au fond du couloir. Il s'arrêta devant une porte en bois, identique à ses voisines, qui comportait une petite plaque métalique où était gravé le nom du propriétaire: Kaulitz Bill. Elina ne put s'empêcher de s'exclamer:

- Bill? Tu t'appelles Bill?!

- Oui, dit-il en laissant échapper un petit rire.

- Je ne te voyais pas du tout avec un tel nom!

- Ah bon? Et avec lequel me voyais-tu?

- Je ne sais pas mais quelque chose de plus sombre ou de plus mystérieux ...


Il rigola à nouveau et l'invita à pénétrer à l'intérieur. La jeune fille observa avec intérêt la décoration soignée du dénomé Bill. Le propriétaire des lieux s'éclipsa dans la cuisine afin de préparer du café laissant son hôte confortablement installée dans le salon. Il ne revint que quelques minutes plus tard, deux tasses fumantes en mains.

- Tu vis seul ic? demanda-t-elle

- Oui, pourquoi?

- Parce que je m'attendais à voir un vrai foutoir et j'avoue que je suis étonnée que tout soit si propre.

- Eh bien oui, j'essaie de me convaincre que de mettre de l'ordre dans mon appartement en mettra aussi dans ma vie. C'est idiot hein?

- Non, je comprends. Il m'arrive aussi d'avoir ce type de raisonnement.


Ils replongèrent tous deux dans leur tasse et buvèrent à petites gorgées le liquide brûlant tout en relançant la conversation sur un sujet plus léger.
Les heures défilèrent et les orages grondaient de plus en plus fort dans le ciel.

- Bon, je crois que je vais y aller avant qu'il ne se mette à pleuvoir dit Elina.

Bill et Elina se levèrent d'un même mouvement et au même instant un éclair éclaira la pièce le temps d'une seconde laissant ensuite place à des millions de gouttes d'eau s'écrasant avec force sur le sol.

- Trop tard, dit Bill. Je t'aurais bien proposer de passer la nuit ici mais je ne sais pas si tu accepterais de coucher ici le premier soir.

- Ce n'est pas le premier soir mais le troisième dit-elle avec malice.

- Mh... J'ai une chambre d'ami à ta disposition si tu le désires, s'exclame-t-il avec sourire.


Il restèrent quelques minutes face à face, en silence, se regardant avec un petit sourire en coin. Ils ne faisaient aucun doute que tous deux aimaient ce petit jeu si ambigüe qui s'était installé entre eux.

- Merci, mais cela ne serait pas raisonnable. Je vais appeller un taxi, c'est mieux.

Après que le taxi fut appelé, la discussion reprit son cours, comme si la possibilité qu'Elina passe la nuit chez Bill était banal. Et ne l'était-ce donc pas? Après tout, il est anodin pour deux amis de dormir sous le même toit. Qui ne l'a pas déjà fait? Mais la véritable question est, eux, sont-ils vraiment amis? Et sont-ils vraiment banals? Trois jours. Cela fait seulement trois jours que leur chemin se sont croisés. Peut-on réellement faire confiance en trois jours?
Chapitre 3.

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 07:32

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 08:00